Visite de l'Ecole Nationale de Cirque de Rosny, Paris

Ecole Nationale de Cirque de Rosny, Paris

 

Vendredi 6 mars 2009

 

Généralités

Coût de construction du bâtiment : 1million €.

Surface du bâtiment 3000m²  > ?

38 élèves

 

 

Le second 'bâtiment' visité n'en est pas tout à fait un...

L'Ecole de Cirque de Rosny-sous-Bois est sous un chapiteau.

 

Un chapiteau à sept mâts, une petite annexe administrative, un parking de visiteur sur un terrain ouvert. Contrairement à l’académie Fratellini, Le chapiteau contient l’ensemble de l’école.

Si l’entrée aux spectacles est proposée par le bas du chapiteau, l’entrée usuelle et par le côté haut du chapiteau. L’espace est divisé en trois parts.

Elément de base de l’espace de cirque aujourd’hui, la piste fait 13 m de diamètre, mémoire dans l’espace du cirque de la courbe optimale de course d’un cheval. L’école de Rosny dispose de deux pistes.

 

La Piste Haute est l’espace idéal pour les voltiges et autres activités ayant besoin de volume.

Le ‘grill’ technique sert à suspendre des outils (éclairage, trapèzes ‘perches’, cordes ‘ponctuels’…).

La hauteur capable sous le grill est de 14-16m. Le trapèze a besoin d’autant de volume.

Cette piste est encadrée par  4 des 7 mâts, offrant un grand nombre de points d’ancrage du matériel (fils, balançoires, …). Cette disponibilité facilite le travail et élargit le choix de scénographies possibles.  En plus des mâts, des ancrages dans le sol sont disponibles autour de la piste.

 

La piste Basse, utilisée pour la danse, les acrobaties, le jeu, … ce qui ne nécessite à priori ni hauteur ni ancrage fait également 13m de diamètre.  Spatialement plus intime.

Les mâts n’encombrent pas la vue, ils sont soit à l’extérieur pour l’un d’en eux, soit sassez loin de la piste pour permettre de placer le public entre piste et mâts, une bonne solution pour que chacun voie bien.

 

Deux constructions en longueur relient les pistes, l’une abrite des salles de classe, l’autre des sanitaires. Des passages sont ménagés entre les constructions et la toile, ceux-ci distribuent les salles fermées.

Entre les deux ‘constructions’, l’espace d’entraînement. Des fosses pour les trampolines sont utiles pour la communication apprenti/formateur durant les exercices.

 

La nécessité structurelle de la couverture continue du chapiteau, implique qu’il n’y ait pas d’apport de lumière naturelle.

Globalement, la pratique du cirque  aime peu la lumière directe, qui est aveuglante (imaginez un porteur qui ne voit pas son porté…). On y préfère la lumière diffuse et répartie.

A Rosny, Loïc a mis en œuvre des câblages électriques, qui courent de la corniche au faîte du chapiteau, auxquels sont connectés des tubes néons. Faciles à mettre en œuvre, facile, d’usage, pas chers. Toutefois il faut faire attention aux fixations des plaquettes ; un chapiteau, ça bouge au vent !

La couleur de la toile intervient dans l’usage possible. La haute piste est couverte de noir. Si c’est plus à propos pour montrer des spectacles, c’est difficilement praticable par temps chaud. A contrario, le problème ne semble pas se poser pour la basse piste, couverte de blanc.

 

Plusieurs hypothèses de toile ont été envisagées avec LoÏc et le formateur de l’école de Rosny.

La toile, si elle matérialise l’idée de nomadisme, est aujourd’hui un gouffre écologique. Le chauffage de la salle est le deuxième poste financier de l’école, après les salaires des enseignants ( !).

S’il fait froid en hiver, dans le Nord de la France il fait autour de 10°C la moitié de l’année, le gel est courant durant cette période, donc implique de grandes consommations en chauffage du chapiteau ; l’été il fait jusque 30°C, médium autour de 25°C, dans ces conditions qui ne sont pas encore la Palestine, la toile rayonne très fort la chaleur (elle est noire sur 1/3 de la surface) et rend impossible le travail l’après-midi autant que tout réglage technique en hauteur.

D’autre part, Jessica nous expliquait combien le taux de criminalité a augmenté en Palestine. La toile ne semble a priori trop fragile pour les besoins de l’école. Ranger le matériel en lieu protégé après chaque usage n’est pas envisageable pour eux.

 

Nous avons évoqué la possibilité d’une double toile, isolée entre les deux. Cette solution permet l’isolation et réduit le rayonnement. Techniquement, ce procédé n’a pas encore été concrètement réalisé. Des études sont envisagées.

Loïc Julienne travaille sur cette question dans le cadre d’un projet de cirque à Sao Paulo. Il nous conseille à ce sujet de nous adresser à l’entreprise Ferrari[1], qui est le spécialiste européen de la construction de chapiteau de grande ampleur.

 

Question de la relation au voisinage.

Soit le cirque est nomade, autant qu’il cherche à s'intégrer dans la ville, alors au niveau sonore il en va de même.

L'intégration sonore peut être comprise dans les deux sens, le bruit du spectacle qui communique vers l'extérieur et le bruit de la ville, de la vie qui entre dans l'espace scénique.

 

L'Ecole de Rosny est relativement intégrée dans la ville. Bien que la relation au quartier ne soit pas spécialement explicite à cet égard, l'Ecole est ouverte aux amateurs qui y suivent des cours hebdomadaires, les enfants le mercredi après midi, plutôt des adultes en soirée. Finalement l'école fonctionne non-stop de 8h30 à 22h tous les jours de la semaine.

 

Le bâtiment appartient à la ville de Rosny, des accords de coopération/prêt du 'bâtiment' lient la ville et l'école. Le chapiteau accueille donc 3 semaines par an des activités organisées par la ville, auxquelles contribue l'école en même temps qu'elles la font connaître auprès du large public, peut-être pas adepte des Arts du Cirque.

 

 

 

 

 

 

 

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